GUILLAUME PERRET

En une dizaine d’années, Guillaume Perret a joué dans tous les registres, pupitre ou soliste, tendance mainstream ou troisième courant, au théâtre ou en scène, avec des musiciens du monde entier, mais aussi et avant tout au sein du Bocal, collectif pour lequel il participera à trois albums. Tous ceux-là se retrouvent dans ce premier album qui trace un sillon singulier et ouvre de nouvelles perspectives. Ce que redit, jusque dans son appellation, le second volet de ses aventures, en 2014 : Open Me, précédé par un Doors EP. 

 

Sa vision du jazz ? Une fusion de tous les jazz : entre tourneries funky et harmonies plus abstraites, entre métal hurlant et souffle dominant, entre impressions d’Afrique rétro-futuriste et déviations post-psychédéliques… Et ainsi de suite. 

 

Au final, toujours seul à bord, il aborde une grande variété de registres : de l’électro rauque (la puissance « Heavy Dance », zébrée d’électricité et de rais classiques) au bon vieux swing chaloupé (« She’s Got Rhythm », dans une ambiance typique jungle), de paysages plutôt bien dark (l’intense « Inside Song » ; « Inner Jail » habité de son cri intérieur) à de lumineuses ouvertures (« En Good », boosté par l’énergie irradiante de son fils à qui il dédie une autre composition, « Susu » ; « Cosmonaut », en fait sa vision du chant des étoiles).